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Girls in Hawaii


MACHINE DE CIRQUERACHID BADOURI

Girls in Hawaii

14 mars 2019


A l’origine, il y a deux jeunes garçons avec des guitares en bois qui chantent comme des oiseaux. Antoine Wielemans et Lionel Vancauwenberghe s’ennuient sévère sur les bancs de l’école de leur petite ville de province. Forcément, ça ne peut pas être que ça, la vie ! Alors, ils écrivent, bidouillent. Et se découvrent un talent inné pour la mélodie. A la sortie de leur premier album (From Here to There), un journaliste écrit : “Si ces garçons étaient anglais, ils seraient des stars dans trois mois”. Mais ils sont belges. Et dans les petits pays, on gravit les marches une à une. Tant mieux.

 

Car les Girls in Hawaii vont s’octroyer le droit le plus précieux de la vie d’artiste : celui de prendre le temps. C’est donc pas à pas, leur vie toute entière, qu’ils vont documenter dans leur musique. La candeur des débuts ( From Here to there, 2003). Puis, l’entrée dans l’âge adulte, le découragement face à la tâche à accomplir, l’envie de tout arrêter ou de fuir (Plan Your Escape, 2008). Et enfin, l’injustice. La mort de Denis, le batteur, un soir de mai. Et cette force qui revient peu à peu. Qui nous dit “Tu es en vie ! Et toi seul peux donner un sens à tout cela” (Everest, 2013).

Quatre longues années après Everest, voici enfin Nocturne. L’album le plus “agile”, le plus “facile à écrire et réaliser” selon les dires du groupe. Un jet. Fabriqué à la manière d’une toile de Jackson Pollock. Un disque qu’Antoine et Lionel ont écrit chacun dans leur coin “sans trop de consignes”. Sinon quelques mots-clés échangés pour circonscrire le sujet : hypnose, jungle, les peintures naïves de Rousseau aussi. “Cibler le travail de manière picturale, ça évite les discussions infinies”, expliquent-ils. Contrairement à Everest, fruit d’une longue et douloureuse réflexion nécessaire à tout disque de résurrection, Nocturne s’est donc fait “presque tout seul”.

 

Le groupe se retrouve avec dix chansons dont il sait qu’elles participent de la même approche, de la même sensibilité. Même s’il ne parvient pas encore à nommer ce qui les rassemble. “On s’est donc mis à chercher une image qui résumerait à elle seule notre propos”. Les garçons squattent alors les bibliothèques. “Et assez vite, nous sommes tombés sur la peinture de l’Anglais Tom Hammick, qui nous a subjugués. Elle faisait directement écho à notre musique, à notre vision du monde, à ce que nous avions écrit sans nous en rendre compte : un disque sur l’enfance à jamais perdue...” Sombre et naïve au premier coup d’oeil, la toile montre un homme égaré dans la nature menaçante. Coincé entre les éléments. Mais les contrastes sont puissants, les couleurs vives. “Et très vite, on s’aperçoit que derrière cette première impression. Derrière la solitude et la peur, il y a de belles choses à regarder”. Et donc probablement à vivre.

Un concert présenté par RADIANT-BELLEVUE (lic. 1-1058565/3-1058567) ET A GAUCHE DE LA LUNE 


JEUDI 14 MARS 2019
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HORAIRE : 20h
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Tarif plein : 28€
Tarif adhérent/CE/PMR et accompagnateur : 26€
Abonné : 24€